On plante ,on arrose et on partage!

Réussir son potager : les trucs et astuces
7 mai, 2014, 12 h 11 min
Classé dans : Trucs et astuces

Faut-il ou non enterrer le collet de certains légumes, et raccourcir leurs racines et les feuilles avant la plantation ?  Voici 10 conseils pour récolter de beaux poireaux, poivrons ou choux.

Réussir son potager : les trucs et astuces

C. Hochet – Rustica

La saison des plantations démarre en février. Elle se prolongera intensément tout le mois suivant. Mais la prudence reste de mise, en particulier dans les régions situées au nord de la Loire. Ne vous précipitez pas sur les étals : si les conditions météorologiques se détériorent, les plants risquent d’être perdus. De même, si vous produisez vos plants à partir de semis, attendez les beaux jours pour les installer. Sélectionnez les espèces potagères en fonction de la situation où elles pourront se développer : nature du sol, surface disponible, exposition. Choisissez des plants sains, vigoureux et bien entretenus. Ensuite, mettez-les en place dans un terrain parfaitement préparé, en tenant bien compte de l’espacement nécessaire. Enfin, arrosez régulièrement afin de leur assurer une bonne reprise.

Endurcir les plants

Endurcir les plants

© D.R.

De nombreux plants de légumes n’ont connu que la culture sous serre chauffée. Vous devrez les endurcir. Commencez par les sortir au jardin uniquement pendant la journée, sous une ombre légère, puis, si nécessaire, en les abritant la nuit sous tunnel ou châssis. Effectuez vos plantations quand il ne fait ni trop froid ni trop chaud. Choisissez une journée où le ciel est couvert afin que les plants ne souffrent pas de cette transition.

Outils et accessoires fin prêts

Outils et accessoires fin prêts

© D.R.

Avant de planter, préparez les outils indispensables à cette opération : un cordeau pour réaliser des lignes droites, une serfouette-panne et une langue pour tracer ou creuser les sillons, un transplantoir (petite pelle) pour faire les trous des plants en motte, un plantoir pointu pour creuser les trous et borner ensuite les plants à racines nues, des étiquettes pour identifier les variétés, un arrosoir sans pomme pour arroser au goulot.

Désherber sans faute

Désherber sans faute

© D.R.

Binez toutes les plates-bandes afin d’éliminer les mauvaises herbes comme les liserons ou les chiendents. N’utilisez pas d’herbicides ni de pesticides : ils sont néfastes pour la nature, et laissent des résidus dans les légumes. Les adventices qui ne sont pas en fleurs seront jetées au compost.

Préparer le sol

Préparer le sol

© D.R.

Ameublissez à la griffe sur 20 cm de profondeur, en prenant bien soin de retirer les cailloux ainsi que les racines de mauvaises herbes. Fertilisez la terre en incorporant, lors d’un second passage de griffe, du vieux compost ou un engrais organique en respectant la dose conseillée. Pour une moyenne ou une grande surface, passez la motobineuse sur 15 cm de profondeur, puis dispersez une poignée d’engrais organique par mêtre carré. Nivelez soigneusement la surface au râteau.

Échelonner les plantations

Échelonner les plantations

© D.R.

Quelques espèces potagères à développement rapide se plantent par étape pour étaler la production comme les laitues pommées, romaines, batavias, et les chicorées scaroles et frisées. Estimez bien votre consommation et ne plantez pas plus d’une barquette de 12 plants à la fois. Faites une deuxième plantation une dizaine de jours plus tard, et ainsi de suite pendant toute la saison. Vous profiterez de la sorte de bonnes récoltes, surtout si vous choisissez des variétés résistantes à la montée à graines pouvant donc rester plus longtemps en place.

Installer au bon endroit

Installer au bon endroit

© D.R.

Lorsque vous planifiez vos plantations, prévoyez la taille que prendront les différents légumes. Les plus grands, tels les artichauts, cardons et poirées, seront installés au centre ou sur un côté de la plate-bande pour ne pas priver de soleil les cultures voisines, par exemple de carottes ou de céleris, qui ont besoin d’un bon ensoleillement. Installez de préférence les aubergines, tomates et poivrons dans une parcelle à part. Vous pourrez planter des laitues entre les rangs, à l’ombre.

Enterrer ou pas le collet

Enterrer ou pas le collet

© D.R.

- Laisser voler le collet au-dessus du niveau du sol afin qu’il ne pourrisse pas : chicorées, laitues…
- Enterrer le collet pour favoriser le grossissement des racines ou de la base des feuilles, et pour assurer une bonne tenue : choux, fenouils bulbeux, céleris-raves

Planter à la bonne profondeur

Planter à la bonne profondeur

© D.R.

• Enterrer la base des tiges pour augmenter le nombre de nouvelles racines : aubergines, poivrons et tomates.
• Recouvrir la motte d’un peu de terre, et laisser courir les tiges sur le sol : Cucurbitacées (melon, courgette, courge…)
• Planter profondément les poireaux afin que leur fût soit long et blanc.

Couper les feuilles

Couper les feuilles

© D.R.

Les plants éliminent de l’eau par transpiration grâce à leurs stomates. Ces derniers se trouvent sur l’épiderme de la face inférieure des feuilles. Comme les racines ne sont pas encore capables d’équilibrer ces pertes en eau, la reprise est parfois délicate. La solution consiste donc à réaliser un habillage en coupant l’extrémité des feuilles de certains végétaux. Vous réduirez les plus grandes feuilles en les taillant d’un tiers. Quels légumes ? Les choux, les salades, les poireaux…

Raccourcir et rafraîchir les racines

Raccourcir et rafraîchir les racines

© D.R.

L’habillage consiste à couper le bout des feuilles, mais aussi celui des racines pour aider à la reprise du végétal. S’il s’agit de plants à racines nues, vous raccourcirez ces dernières de moitié afin de stimuler le développement de nouvelles racines qui seront plus vigoureuses. Vous rafraîchirez les racines trop longues, celles qui sont gênantes ou encore endommagées. Cette préparation des plants est nécessaire avant le repiquage des plants. Quels légumes ? Les poireaux, etc.

Par Jean-Paul LAUTER



Le purin d’ortie
6 mai, 2014, 18 h 48 min
Classé dans : Trucs et astuces

Beaucoup de jardiniers ont entendu parler du purin d’ortie, certains en ont préparé et parfois mal employé.
C’est un produit peu coûteux et pourtant efficace.
Au cours de sa fermentation, il peut avoir 2 emplois :
+comme insecticide ou insectifuge pour soigner les plantes
+comme fertilisant afin de donner aux plantes une meilleure résistance aux maladies, activer leur croissance améliorer leur productivité, mais surtout leurs qualités.

COMMENT ELABORER UN PURIN D’ORTIE ?

Dans uin récipient en terre, émaillé, en bois, éventuellement en plastique (jamais dans un fût métallique) mettre 1 kg d’orties piquantes fraîchement cueillies avec 9 l d’eau de pluie de préférence ou de source (éviter l’eau du robinet trop chlorée) et laisser fermenter de 6 à 21 jours selon la température ambiante.

Ex : 5 à 6 Jours à 30° C; 14 jours à 20° C; 21 jours à 5° C. Ces chiffres ne sont qu’approximatifs. C’est la phase de fermentation qui nous intéresse et non la phase de putréfaction. Il faut brasser le mélange tous les jours. Il remonte à la surface une quantité importante de petites bulles. Quand celles-ci ne se forment plus, la fermentation est terminée.

Si l’on emploie la totalité du purin une fois la fermentation achevée, il faut le filtrer grossièrement avant sa dilutions et avant son épandage à l’arrosoir.
Si tout n’est pas utilisé dans les quelques jours, il faut alors le filtrer avec un vieux rideau fin, ou un collant et le stocker à l’abri de la lumière et du gel dans des bidons en plastique bien remplis et fermés hermétiquement.

On peut l’utiliser au bout de 12 heures de fermentation pour lutter contre les pucerons. Dans ce cas, utiliser directement au pulvérisateur un purin pur bien filtré. Dans les autres cas, il doit être dilué à 5 % pour les arrosages foliaires tous les 5 à 10 jours sur les plantes normalement alimentées en eau. Il est inefficace en cas de sécheresse.

Son emploi sur les solanées, tomates, pommes de terre, est déconseillé. Il est préférable d’arroser au pied de ces plantes, avec une solution d’eau à 20 % de purin.

Comme fertilisant, son emploi à 10 % est couramment conseillé, mais peut atteindre 20 % en épandages comme fumure de fond, avant les plantations.
Comme dans toutes choses, les excès nuisent : les fortes concentrations sont déconseillées, et peuvent aller à l’encontre du but recherché.

Les pulvérisations foliaires fréquentes à 2 ou 3% sont idéales. Le purin d’ortie est riche en azote, pauvre en phosphore, mais sa richesse en fer est exceptionnelle.
La composition varie d’un purin à l’autre selon l’époque de l’année et du lieu de croissance de l’ortie . Néanmoins, les résultats sur la végétation sont toujours visibles.

En 1981, les expériences de Rolf PATERSON, chercheur suédois, effectuées en serre, sur substrat neutre, en culture de radis, tomate, blé et orge ayant reçu régulièrement une fertilisation avec du purin d’ortie en comparaison à une solution chimique de composition identique ont prouvé la supériorité du purin d’ortie. L’expérience a duré 2 mois. L’avantage du purin était décelable au coup d’œil, tant la vigueur des plantes était spectaculaire. Les analyses des récoltes ont montré une production plus grande de matière végétale fraîche, mais aussi de matières sèches. Constatation intéressante, le système racinaire des plantes produites avec cette méthode naturelle, était beaucoup plus développé

PETITS CONSEILS PRATIQUES

La fermentation peut être facilitée, si l’ortie est préalablement hachée.
Beaucoup d’entre nous possèdent une tondeuse à gazon. Sur un sol propre, tassé, sans caillou,
étendre les orties fraîches sur une faible épaisseur et passer lentement la tondeuse dessus.
Les orties hachées recueillies dans un bac à herbe conviendront très bien pour les plantations
de tomates et la confection de purins d’orties.

Pour éviter le filtrage lors de la préparation du purin, les orties seront enfermées dans un grand sac en plastique tressé dont on ferme la gueule avec une ficelle, à laquelle on fixera une masse lourde : pavé brique, etc … (pas de métal) afin que le sac reste bien immergé dans l’eau. Au cours de la fermentation, il est conseillé de recouvrir le récipient avec un vieux rideau pour empêcher certaines grosses mouches de pondre sur la macération malodorante très riche en protéines, acides aminés et oligo-éléments favorisant le développement de certains asticots.

CONSTATATION

Il y a plus de 25 ans, une expérience nous a permis de constater qu’un usage régulier de purin d’ortie dilué, maintenait en parfaite santé une variété de rosier réputée pour sa sensibilité aux taches brunes du feuillage ainsi qu’aux pucerons. Le feuillage restait sain, bien vert et brillant très tard en saison.

Un dernier conseil

Avant d’utiliser ou de détruire toutes les orties de votre jardin, sachez que certains papillons utilisent les orties pour se reproduire !


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